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Feuillet du 3 novembre 2002
JE CROIS À LA COMMUNION DES SAINTS... QU'EST-CE À DIRE?
La communion des
saints et des saintes La communion des saints et des saintes fait partie
des données de notre foi: nous la proclamons chaque dimanche dans
le credo. Au-delà de la mort, les êtres humains qui s'ouvrent à Dieu
demeurent en communion parce qu'ils sont tous de la maison du Père,
concitoyens des saints, frères et soeurs du Christ qui a vécu notre
condition humaine. La liturgie de la fête
de tous les saints et saintes nous met devant les yeux la foule
immense de ceux et celles qui ont été accueillis dans le Royaume.
Elle nous dévoile l'avenir vers lequel nous sommes en marche et auquel
déjà nous participons. Ces saintes et ces saints sont vivants près
de Dieu et près de nous. Ils intercèdent pour nous et nous appellent
à une solidarité profonde avec eux. Dans la prière, nous pouvons sentir
leur présence et nous nourrir de leur expérience spirituelle.
Une communion entre
les vivants et les morts De la même façon la prière pour les personnes
décédées appartient à la plus ancienne tradition chrétienne. Il est
donc naturel qu'au lendemain de la fête
de tous les saints et saintes, notre solidarité s'étende à nos
frères et à nos soeurs qui sont morts dans l'espérance de la résurrection;
elle embrasse aussi «tous les morts dont seul le Seigneur connaît
la foi». Cette solidarité se vit aussi tout naturellement avec toues
les personnes touchées par le départ d'un être cher. La prière nous
met en communion avec les morts et les vivants et nous plonge dans
le mystère de l'Église. Cette Église n'est-elle pas la réunion de
tous les baptisés et de toutes les personnes de bonne volonté qui
s'ouvrent à la vie de Dieu? Reconnaissant dès l'abord cette communion
qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus Christ,
notre prière pour les personnes défuntes peut non seulement les aider
mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.
Une même famille
dans le Christ ressuscité Nous ne sommes vraiment pas seuls à cheminer dans
la foi. Nous formons une immense famille solidaire, réunie en Jésus
Christ notre frère qui nous rend participants à sa vie de ressuscité.
Dans la prière personnelle comme dans les actions liturgiques, nous
pouvons faire mémoire des saints et des saintes et partager avec eux
notre espérance de vivre pour toujours avec Dieu.
La résurrection
du Christ, gage de notre propre résurrection Par le baptême qui fait de chaque personne un
enfant de Dieu, aimé du Père, incorporé à son Fils Jésus et guidé
par son esprit, nous participons à la vie même de Dieu. Chaque baptisé
a une relation unique et personnelle avec Dieu. Il ne se donne pas
le salut, mais le salut lui est donné par Jésus Christ et il n'est
pas besoin de plusieurs vies pour se purifier devant son regard. L'amour
de Dieu est tendresse et pitié et ce amour est suffisant pour celui
ou celle qui accepte de s'ouvrir à sa promesse d'éternité. Dans
la foi chrétienne, il n'est donc pas question de réincarnation.
La résurrection du Christ est le gage de notre propre résurrection.
La joie d'y croire vient de cette certitude que «notre rédempteur
est vivant et qu'au dernier jour, nous verrons Dieu» (Job 19, 25). (Pastorale Québec,
vol. 114, n. 11, le 23 septembre 2002, p. 17)
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