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FEUILLET DU 3 JUILLET 2005
BÉNÉVOLES DEMANDÉS POUR LE RÉSEAU
Les rues suivantes sont toujours en attente de bénévoles pour passer des feuillets à l'attention de 20 à 30 maisons, 7 fois par année. (mise à jour au 17 juin 2005), Contrevents (1249-1289) , Éclair (1575-1653) , Émerson (1498-1518) , Hève (1348-1391) , Holt (1228-1255) , Impératrices (1422-1475) , Industrielle (1710-1872) , Joconde (989-998), Pie XI Nord (1000-1111) , Pie XI Nord (1026-1028) , Pie XI Nord (1127-1305) , Pie XI Sud (1110-1225). Pie XI Sud (1357-1475) = 13 quartiers.
À ce jour, le réseau contient 410 quartiers regroupés en 22 secteurs comptant 8857 demeures. 13 quartiers sont vacants en tout dans le réseau.
Bernadette Perron, 847-3191. Yvon Hardy: 842-8909.
pour l'équipe responsable du Réseau de distribution du dépliant "Le Martin Bel Air".
LE TEMPS DANS LE RITUEL DES FUNÉRAILLES
(Texte du Prions en Église, 12 juin 2005, 11e dimanche du temps ordinaire, pp. 35-36)
Un parcours structuré
Le rituel des funérailles chrétiennes se présente comme un parcours structuré en plusieurs «stations» étalées dans le temps et dans l'espace, adaptables selon les diverses situations: la rencontre avec les endeuillés, la veillée de prière, la fermeture du cercueil, le départ vers l'église ou la chapelle funéraire, le rassemblement pour une célébration liturgique, le dernier adieu et, enfin, la mise en terre au cimetière (ou la crémation).
Comme cela est bien indiqué dans les notes d'introduction au rituel, «les différents moments distingués ci-dessus constituent autant d'étapes dans la célébration qui doivent aider les participants à approfondir le sens chrétien de la vie et de la mort et à accueillir l'espérance de la résurrection». Conscient qu'il n'est pas toujours possible de réaliser intégralement toutes ces étapes, le rituel, dans sa sagesse, insiste néanmoins sur la nécessité d'une «progression» dans la célébration des obsèques: «Dans l'organisation des différents éléments, il faudra donc veiller à manifester progressivement les différents aspects de la foi et de la prière chrétienne en respectant le caractère propre de chacune de ces étapes.»
Une progression nécessaire
En effet, escamoter cette progression, c'est à coup sûr tuer les rites et dénaturer leur fonction. Qui n'a pas fait l'expérience de funérailles dans lesquelles les paroles et les gestes apparaissaient désincarnées et faux du fait que tout semblait vouloir se concentrer en un seul moment? Un tel malaise est symptomatique de notre époque qui a tendance à nier la mort et à expédier tout ce qui l'entoure. Or, devant cet événement - comme devant toutes les expériences fortes de l'existence -, il n'est pas possible de tout dire et de tout faire d'un seul coup. Tronquer l'aménagement du temps et de l'espace qui est le propre des rites, c'est faire violence à la réalité du deuil et des émotions qu'il suscite. Le génie du rituel des funérailles, c'est justement de prévoir un itinéraire, allant graduellement de la présence et de l'attention silencieuse aux proches qui sont dans le désarroi (au moment du décès), jusqu'à l'affirmation de la résurrection et l'invitation à repartir dans l'espérance (au moment du dernier adieu et de l'ensevelissement).
Faire place au temps
Sans cet «étalement» essentiel, nos liturgies des défunts vont trop vite. Pour que le rituel des funérailles conserve toute sa pertinence et qu'il déploie véritablement sa force symbolique devant le drame de la mort, sa mise en oeuvre doit respecter la progression graduelle qui est inhérente à sa structure. Défi social et pastoral important à une époque où, comme le dit l'anthropologue Luce Des Aulniers, «nous n'avons pas le temps pour le rite, parce que nous n'avons pas le temps de faire place au temps dans lequel nous fait entrer tout rite». (Luce Des Aulniers, «Bruit du temps jusqu'à silence de mort», dans Marie-Frédérique Bacqué (éd.) Mourir aujourd'hui. Nouveaux rites funéraires, Odile Jacob, 1997, p. 208).
Marco Veilleux.
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