FEUILLET DU 2 JUILLET 2006

ASSEMBLÉE DE FABRIQUE (Réunions des 25 mai et 15 juin 2006)
(Premier article d'une série de trois)
Eglise Sainte-Anne  : évaluation de la structure
Lundi le 1er mai dernier, M.Nicol Girard de GENIVAR est venu vérifier le contenu des contreforts de l'église Sainte-Anne. Michel-Ange St-Amant a ouvert l'un des contre-forts pour observation. L'ingénieur a pris quelques mesures  : essentiellement, des pièces de 3  x 6 pouces assurent le maintien des murs de l'église. Il fera rapport à l'architecte Jean Dallaire. Nous attendons des nouvelles prochainement sur ce dossier.
Contact avec Jean Dallaire, architecte ce 29 mai 2006 . L 'ingénieur considère que la bâtisse a connu une déformation importante au niveau de sa structure, une déformation qui s'est produite dans les années qui ont suivi la construction de ce bâtiment. Il constate que des contreforts ont été ajoutés pour pallier à mouvement de la structure et que cette dernière ne s'est plus déformée par la suite. Dans son rapport, il ne peut taire le constat de la fragilité de la bâtisse à une certaine époque. L'architecte constate également que la tension soumise aux câbles dans l'église est négligeable, ce qui confirme la stabilité de l'édifice. Il reconnaît également que les contreforts sont solides, sains et pertinents. Les recommandations vont dans le sens de s'assurer de consolider les fermes du toît.
Le 2 juin 2006, l 'architecte Jean Dallaire nous communiquait par fax le rapport de GENIVAR concernant la réévaluation de la structure de l'église Sainte-Anne. Essentiellement, le fait que la structure ne se soit pas déformée depuis le moment qu'elle fut renforcée par des contreforts il y a plusieurs années, le bâtiment ne nécessite pas de travaux consolidation sur les murs. Cependant, les fermes du toît se doivent d'être consolidées comme annoncé précédemment. La firme d'ingénieurs recommande de procéder à une inspection annuelle en 5 points de la structure afin de s'assurer de la stabilité du bâtiment.

"Le bâtiment à l'étude présente des déformations significatives au niveau des murs porteurs supportant les fermes du toit. Ces déformations ont été engendrées par la grande flexibilité des fermes du toit et l'absence d'éléments retenant latéralement les murs porteurs. Cependant, quelques années après sa construction, des tirants et des contreforts ont été ajoutés afin de supporter latéralement ces murs. Depuis, les déformations du bâtiment semblent bien contrôlées. Considérant ce bon comportement à la suite de ces travaux de consolidation, nous interprétons - avec le "commentaire K" - que des travaux de renforcement au niveau des murs et contreforts ne seraient pas exigés dans l'immédiat, même si nos calculs démontrent le contraire. Comme déjà convenu, les travaux de consolidation des fermes seront réalisés pour limiter les déformations potentielles au niveau du sommet des murs porteurs. La recommandation de ne pas réaliser ces travaux de consolidation des murs étant basée sur le bon comportement de la structure, nous vous recommandons de maintenir un registre décrivant leur déformation. Environ cinq points de lecture de la déformation, mesurée par rapport à la verticale, devraient être prises annuellement sur chacun des murs porteurs. Si des variations dans la verticalité devaient être observées, notre recommandation de ne pas renforcer les murs devrait être révisée."

COMMENTAIRE K : du Guide de l'Utilisateur, CNB 1995, commentaires sur le calcul des structures, partie 4, n. 18: "La résistance aux charges autres que les séismes des bâtiments conçus et construits selon des codes antérieurs aux codes ou aux normes de référence, ou selon les règles de l'art dans les cas où il n'existait aucun code pertinent, peut être jugée satisfaisante, pourvu : a) qu'aucun examen soigné effectué par un ingénieur ne révèle aucun signe de dommage ou de détérioration non négligeable; b) qu'on ait étudié le système structural et qu'on en ait examiné les détails essentiels afin d'identifier tout transfert de charge; c) que le bâtiment considéré ait eu une performance acceptable pendant au moins 30 ans; d) qu'on n'ait apporté, au cours des 30 dernières années, aucune modification ayant pu accroître de façon significative les charges imposées au bâtiment ou avoir eu une incidence sur sa durabilité, et qu'on n'envisage aucun changement de ce type". n. 19: "Si le bâtiment considéré ne satisfait pas à ces conditions, l'évaluation doit être effectuée selon les recommandations des paragraphes 20 à 37."

(Nicole Girard, ing. M. Sc. A., 1er juin 2006, de GENIVAR, 5355, boul. des Gradins, Québec (Québec), Canada, G2J 1C8. tél: 418-623-2354; fax: 418-624-1857. www.genivar.com)