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Saint
Martin de Tours (11 novembre)
La vie de Martin a été racontée par son ami, le prêtre Sulpice Sévère.
Le genre littéraire utilisé par l'auteur accorde une large place aux aventures
extraordinaires et aux miracles. Malgré quelques invraisemblances, le récit
possède un fond historique indéniable qui fait de saint Martin le père du
monachisme français.
Né vers 315 en Pannonie, la Hongrie actuelle, et fils d'un tribun de l'armée
romaine, Martin est enrôlé dans l'armée à quinze ans. Il est en garnison à
Amiens lorsqu'il se convertit au christianisme. Il vient de partager son manteau
avec un mendiant et jésus lui apparaît, le lendemain, portant la moitié du vêtement.
Baptisé, Martin se rend à Poitiers pour y rencontrer le célèbre évêque
Hilaire. De retour en Pannonie, il convertit sa mère. Un peu plus tard, il
fonde avec Hilaire le monastère de Ligugé (Vienne), le premier en Gaule
centrale.
Malgré une apparence peu soignée qui lui donne l'allure d'un paysan,
Martin est élu évêque de Tours, en 371. Il continue à vivre en moine,
faisant du monastère de Marmoutier, qu'il a fondé, un foyer actif d'évangélisation.
Il christianise l'Ouest de la Gaule, multiplie les monastères, crée des
paroisses rurales, convertit de grands personnages, dont le futur saint Paulin
de Nole.
Dans
les dernières années de sa vie, il souffre des attaques d'évêques
moins zélés. Il meurt à Candes en 397 et on l'inhume à Tours. Son
tombeau attire les foules. Il est le premier croyant à être
vénéré comme saint sans avoir subi le martyre.
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